Hibiscus rosa-sinensis a beau être un arbuste d’ornement
des plus communs à Taiwan, sa beauté surprend toujours. En plus d’être omniprésente,
la Ketmie de Chine fleurit toute l’année, sans interruption. Il est vrai que
ses magnifiques fleurs sont éphémères, mais comme elles se renouvellent très
vite, on ne s’en aperçoit même pas. Il existe de très nombreuses variétés de
cette plante incontournable des pays chauds : à fleurs simples, doubles ou
semi-doubles ; de couleur unie – blanche, jaune, orange, rouge, rose – ou bicolores ; aux pétales à bord arrondi ou denté,
aux feuilles vert foncé ou panachées de blanc et de rose. Certains hybrides
possèdent des corolles de plus de vingt centimètres de diamètre...
[En voyage au Brésil, dans un jardin, Ernst Jünger vient d'admirer une belle Broméliacée]
« Je m’attachais ensuite à une petite voie de chemin
de fer qui s’en allait à travers les fonds de bananiers. Une haie de grands
hibiscus l’accompagnait. Elle était étoilée d’innombrables corolles rouge
foncé. En dépassait, comme un organe de toucher, leur long pistil légèrement
incurvé qui se partage à son extrémité en cinq stigmates, chacun d’entre eux
ayant son style particulier. Cette fleur passe, à bon titre, pour un symbole
d’abondance tropicale et de vigueur. Mis
en parallèle avec la rose, l’hibiscus est de feu plus intense et d’ardeur plus
sensuelle. En revanche, il n’atteint pas à l’individualité de celle-ci, non
plus qu’à sa royale noblesse. »
Ernst Jünger (1895-1998)
Ernst Jünger (1895-1998)
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