mardi 2 octobre 2018

Diospyros kaki

Parmi plusieurs centaines d’espèces qui composent le genre botanique Diospyros, au sein de la famille des Ebénacées, l’espèce Diospyros kaki (le plaqueminier), originaire de Chine et du Japon, est, à n’en pas douter, la plus connue. Et pour cause : c’est elle qui produit les délicieux fruits – les kakis – consommés dans le monde entier. Etymologiquement, ce sont « les fruits des dieux » (du grec dios, "divin", de "Zeus", et puros, "blé" et, par extension, "fruit"). 
Connu principalement pour donner cette "nourriture divine", le plaqueminier a aussi d’autres atouts : son beau feuillage vert clair au printemps qui vire au jaune orangé en automne et ses petites fleurs campanulées couleur beige qui s’épanouissent discrètement en avril.
A Taiwan, on peut admirer les vergers entiers de plaqueminiers à Xinpu.
Après la récolte des fruits, qui a lieu en octobre, ceux-ci sont exposés au soleil sur des claies afin d’obtenir des fruits séchés, très prisés par les Taiwanais.
L’image des kakis se prélassant ainsi au soleil est très impressionnante et compte parmi  les attractions les plus emblématiques de l'île.
Mars-avril

Le plaqueminier est un arbre caduc, les feuilles chutent à la fin de l'année pour réapparaître dès le mois de mars…
D'abord vert … "kaki", les feuilles deviennent par la suite vert clair, pour aboutir, en automne, à un vert plus foncé. Dernière étape, assez éphémère et donc difficile à capter : une jolie coloration orange du feuillage. 
Boutons floraux
Fleurs en forme de clochettes couleur chair


Fleurs tombées au sol
Septembre-octobre
Les fruits commencent à mûrir en septembre

Verger de kakis à Xinpu, en octobre




« A portée de ma main, au jardin Boboli, pendaient d’énormes kakis dorés dont la chair éclatée laissait passer un sirop épais. De cette colline légère à ces fruits juteux, de la fraternité secrète qui m’accordait au monde à la faim qui me poussait vers la chair orangée au-dessus de ma main, je saisissais le balancement qui mène certains hommes de l’ascèse à la jouissance et du dépouillement à la profusion dans la volupté. J’admirais, j’admire ce lien qui, au monde, unit l’homme, ce double reflet dans lequel mon cœur peut intervenir et dicter son bonheur jusqu’à une limite précise où le monde peut alors l’achever ou le détruire. » Albert Camus (1913-1960), Noces, Gallimard, 1959, p. 70


Fruits tombés au sol...
Les kakis en train de sécher au soleil, à Xinpu...




4 commentaires:

  1. Nigdy nie miałam w ręku kaki. Ciekawa jestem czy nadaje się na naleweczkę?

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    1. Pani Basiu, kiepski ze mnie ekspert od naleweczek. Àle znam jeden niepodwazalny autorytet w tej dziedzinie : p. Zosia. Nalewka z aronii jaka zrobila w lecie byla wysmienita. Wydaje mi sie ze kaki ma wiecej miazszu niz soku, co chyba ogranicza jego uzycie do nalewek. Natomiast jest idealne na owoc suszony.

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    2. Spróbuję kupić suszone i zalać je czystą wódką.

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    3. Ciekawe jaki bylby efekt. Zawsze mozna poeksperymentowac. Nalewka z czernic tez powinna byc niezla.

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