Les plantes bulbeuses, originaires de différentes régions
du globe, sont prisées pour la beauté de leurs fleurs, souvent très parfumées.
On appelle bulbes les organes de réserves, charnus, souterrains. Les « vraies
bulbes » sont constitués de feuilles écailleuses superposées (p. ex.
tulipes, narcisses, lys), mais au sens large du terme, on inclut dans cette catégorie
les cormes (crocus, glaïeuls), les tubercules (dahlias, cyclamens) et les
rhizomes (muguets, agapanthes). Plantes aux fleurs minuscules et délicates
(perce-neiges, muguets) ou imposantes (glaïeuls, lys, dahlias), les bulbes
suscitent des passions inconditionnelles. Pour preuve, entre autres, la « tulipomania »
au XVIIe siècle, ou encore, plus près de nous, l’amour d’Alphonse
Karr, pour les « oignons ». "Quand j’admire certaines fleurs
produites par des oignons, et quand je pense aux choses que les hommes de tous
les temps et de tous les pays ont adorées et adorent encore, je n’ai pas le
courage de trouver les Egyptiens fort déraisonnables dans leurs cultes pour les
oignons.", écrit-il dans son livre Voyage autour de mon jardin...
Hyacinthus orientalisHyacinthus orientalis
Narcissus
Narcissus
Narcissus tazetta var. chinensis
Hippeastrum x hybridum
Hippeastrum x hybridum
Agapanthus umbellatus
Agapanthus umbellatus
Galtonia candicans
Crinum powelli
Crinum powelli
Lilium longiflorum formosanum
Alstroemeria x hybrida
Alstroemeria x hybrida
Dahlias x hortensis
Dahlia x hortensis
Crinum powelli
Sprekelia formosissima
« Le colchique, à l'automne, émaille les prairies de ses petits lis de couleur lilas. Les fleurs sortent de terre sans être accompagnées de feuilles, sans être soutenues par des tiges. La petite nymphe qui habite cette fleur, l'ovaire, si vous l’aimez mieux, l'organe femelle, reste dans la terre. Les étamines qui sont dehors laissent tomber sur lui leur poussière fécondante. La fleur disparaît sous la neige, ce n'est qu'au printemps suivant qu'on voit sortir de terre une touffe de grandes et larges feuilles d’un beau vert, du milieu desquelles s'élèvent alors les grains qui ont mûri sous la terre. Les feuilles se dessèchent et disparaissent Iongtemps avant que de nouvelles fleurs ne paraissent. Toutes les parties du colchique sont vénéneuses, mais son bulbe est mortel. […]. Les bulbes du colchique, mortels à l'homme et aux bestiaux, sont recherchés avec empressement par les taupes, ces voyageurs souterrains, qui les considèrent comme la meilleure et la plus saine nourriture pour leurs petits. » Alphonse Karr (1808-1890)
Source:
Alphonse Karr, Voyage autour de mon jardin, Paris, éd. Nelson / Calmann-Lévy, s. d., lettre XXXII, p. 288 et passim (pour le passage sur les "oignons" à fleurs) et pp. 422-424 (pour l'extrait sur les colchiques).
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